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- 140 milliards de dollars par an : des dirigeants mondiaux du monde des affaires et de la philanthropie réunis à New York pour combler le déficit d'investissement dans l'eau, avant la Conférence des Nations Unies sur l'eau 2026 à Abou Dabi
140 milliards de dollars par an : des dirigeants mondiaux du monde des affaires et de la philanthropie réunis à New York pour combler le déficit d'investissement dans l'eau, avant la Conférence des Nations Unies sur l'eau 2026 à Abou Dabi

2,1 milliards de personnes n'ont toujours pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité, et les capitaux privés représentent moins de 2 % des dépenses consacrées à l'eau dans les pays en développement
Une table ronde privée de dirigeants d'entreprise à la Mission des Émirats arabes unis auprès des Nations Unies, convoquée par S.E. Badr Jafar, Envoyé spécial du ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis pour les affaires et la philanthropie, avec S.E. Abdulla Balalaa, ministre adjoint des Affaires étrangères pour l'énergie et la durabilité, en prélude à la conférence que les Émirats arabes unis coorganiseront avec le Sénégal du 8 au 10 décembre
NEW YORK, 21 septembre 2026 - Une cinquantaine de chefs d'entreprise, d'investisseurs et de responsables philanthropiques se sont réunis aujourd'hui à la Mission permanente des Émirats arabes unis auprès des Nations Unies afin de déterminer ce qu'il faudra pour faire passer les projets liés à l'eau du concept éprouvé au bouclage financier, lors d'une table ronde privée tenue alors que les dirigeants du monde entier arrivaient pour la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies.
La table ronde, intitulée « Libérer les investissements dans l'eau, c'est libérer la croissance », a été convoquée par S.E. Badr Jafar, Envoyé spécial du ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis pour les affaires et la philanthropie, avec S.E. Abdulla Balalaa, ministre adjoint des Affaires étrangères pour l'énergie et la durabilité, qui dirige les préparatifs des Émirats arabes unis pour la Conférence des Nations Unies sur l'eau 2026. Animée par Tania Strauss, responsable de la croissance durable et de l'agenda humain au Forum économique mondial, elle a été conçue comme un prélude, côté entreprises et philanthropie, à la conférence que les Émirats arabes unis et le Sénégal coorganiseront à Abou Dabi du 8 au 10 décembre. Ce ne sera que la troisième conférence des Nations Unies consacrée à l'eau en près de cinquante ans, et la première dirigée par deux pays du Sud global.
L'eau détermine où les aliments peuvent être cultivés, où l'énergie est produite, où les villes s'étendent et où s'implante l'industrie de pointe, y compris les centres de données qui alimentent l'intelligence artificielle. Pourtant, en 2024, 2,1 milliards de personnes n'avaient pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité et 3,4 milliards ne disposaient pas d'un assainissement géré en toute sécurité. Le Rapport de synthèse 2026 sur l'ODD 6 a établi que les progrès en matière d'eau potable gérée en toute sécurité doivent être multipliés par huit pour atteindre une couverture universelle d'ici 2030. La Banque mondiale estime qu'il faut 131 à 141 milliards de dollars supplémentaires par an pour parvenir à l'accès universel à l'eau et à l'assainissement, alors que moins de 2 % des dépenses consacrées à l'eau dans les pays en développement proviennent de sources privées et que l'aide publique au développement a chuté de 23 % en 2025.
S.E. Abdulla Balalaa a déclaré : « Partout dans le monde, l'eau est l'un des facteurs déterminants de la croissance, de la compétitivité et de la résilience. La révolution de l'IA, la transition énergétique, la sécurité alimentaire et la croissance urbaine sont autant d'histoires d'eau. La transformation de l'IA est tout autant une transformation de l'eau. Il en va de même pour la transformation énergétique. Nos technologies et nos ressources énergétiques ne valent que ce que valent les ressources en eau qui les rendent possibles. Nous ne pouvons ni renforcer les systèmes alimentaires, ni accroître les capacités industrielles, ni bâtir des villes résilientes sans infrastructures hydrauliques essentielles. »
S.E. Badr Jafar a déclaré : « Il est facile de sous-estimer l'eau car, pour la plupart d'entre nous, elle arrive sur demande. C'est pourtant l'infrastructure qui soutient toutes les autres : l'alimentation, l'énergie, les villes et, désormais, les centres de données qui sous-tendent l'intelligence artificielle. Les solutions existent. Ce qui manque, c'est la préparation, la répartition des risques et le capital patient qui transforment une bonne idée en projet finançable. C'est là que les entreprises, les investisseurs et la philanthropie stratégique peuvent chacun faire ce que les gouvernements ne peuvent accomplir seuls, et c'est pourquoi les Émirats arabes unis les réunissent autour d'une même table. »
Les discussions ont porté sur les conditions concrètes du bouclage financier dans les marchés soumis au stress climatique et en forte croissance, notamment la préparation des projets, les contrats d'achat, le risque réglementaire et opérationnel ; sur les contraintes hydriques dans l'alimentation, l'énergie, l'industrie et les infrastructures de données ; sur les moyens de rendre les nouvelles technologies, y compris les solutions numériques et fondées sur l'IA, abordables dans les économies en développement ; et sur les cas où les capitaux catalytiques et de première perte peuvent rendre bancables des projets qui ne sont pas encore investissables à des conditions commerciales. Les participants ont examiné comment les garanties à long terme, le financement en monnaie locale et les facilités de développement de projets peuvent amener des projets viables sur le marché, et où la réutilisation, la réduction des pertes, le stockage, le dessalement efficace et la surveillance numérique offrent les meilleurs rendements lorsqu'ils s'accompagnent d'une bonne gouvernance et de capacités d'exploitation locales.
Cette table ronde s'inscrit dans l'engagement plus large des Émirats arabes unis avant la Conférence des Nations Unies sur l'eau qui se tiendra à Abou Dabi en décembre. Elle s'appuie sur l'Initiative Mohamed bin Zayed pour l'eau, dont l'engagement de 150 millions de dollars soutient le concours XPRIZE Water Scarcity, doté de 119 millions de dollars sur cinq ans et consacré au dessalement abordable, ainsi que sur la Plateforme mondiale de l'eau d'Abou Dabi, lancée en janvier par le Fonds d'Abou Dabi pour le développement afin de mobiliser 2 milliards de dollars et d'atteindre 10 millions de personnes d'ici 2030. L'inscription à l'Oasis, le programme public de la conférence accueilli par les Émirats arabes unis, est gratuite et ouverte sur unwaterconferenceuae.com.
À propos de la Conférence des Nations Unies sur l'eau 2026
L'eau, c'est la vie. Elle est le fondement de la dignité humaine, de la stabilité collective et de la prospérité, et le fil invisible qui relie nos communautés, nos économies et notre avenir commun.
Coorganisée par les Émirats arabes unis et le Sénégal, la Conférence des Nations Unies sur l'eau 2026 se tiendra à Abou Dabi du 8 au 10 décembre 2026. Ce sera la troisième Conférence des Nations Unies sur l'eau depuis 1977, et la première conférence des Nations Unies consacrée à l'accélération de la mise en œuvre de l'Objectif de développement durable 6 : garantir la disponibilité et la gestion durable de l'eau et de l'assainissement pour tous.
Les Émirats arabes unis et le Sénégal aspirent à une conférence placée sous le signe de l'action, qui fasse progresser les partenariats, les investissements, les engagements politiques et les solutions concrètes améliorant les conditions de vie, restaurant les écosystèmes et accélérant l'accès à l'eau et à l'assainissement.
Tout avenir découle de l'eau. C'est à Abou Dabi que cet avenir se construit. L'inscription à l'Oasis est ouverte sur www.unwaterconferenceuae.com.
À propos de l'Envoyé spécial du ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis pour les affaires et la philanthropie
La nomination, par Son Altesse Cheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, d'un Envoyé spécial pour les affaires et la philanthropie renforce l'influence diplomatique du pays en intégrant les entreprises et la philanthropie à ses engagements internationaux. Cette démarche défend une approche fondée sur la diplomatie, qui met la force des partenariats multipartites au service d'un impact durable et d'une prospérité partagée. Les objectifs stratégiques de l'Envoyé spécial sont de connecter (faciliter les échanges entre le secteur privé et les entités gouvernementales, aux Émirats arabes unis et à l'international), de mobiliser (permettre aux acteurs des affaires et de la philanthropie de soutenir les objectifs diplomatiques et stratégiques des Émirats arabes unis) et de promouvoir (encourager la coordination et la collaboration entre les secteurs public, privé et philanthropique). Ce mandat incarne les principes des visions nationales des Émirats arabes unis, notamment « Nous les Émirats 2031 » et « Centenaire 2071 ».

