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Débloquer l'investissement dans l'eau, c'est débloquer la croissance 🔑

Les participants à la table ronde sur l'investissement dans l'eau, à la Mission permanente des Émirats arabes unis à New York

Plus de 50 dirigeants d'entreprise, investisseurs et responsables philanthropiques se sont réunis lundi à la Mission permanente des Émirats arabes unis auprès de l'ONU pour déterminer ce qu'il faudra pour faire passer les projets liés à l'eau du concept éprouvé au bouclage financier.

Coprésidée par S.E. Abdulla Balalaa et S.E. Badr Jafar, envoyé spécial des Émirats arabes unis pour les entreprises et la philanthropie, cette table ronde privée a exploré les moyens de combler le déficit d'investissement dans l'eau, et la façon dont les partenariats peuvent transformer des projets prometteurs en occasions d'investissement.

Les intervenants ont souligné le rôle des garanties de long terme, des technologies innovantes, de l'investissement catalytique et des filières de développement de projets, qui peuvent aider à déployer les solutions d'infrastructure hydrique sur les marchés mondiaux.

« La révolution de l'IA, la transition énergétique, la sécurité alimentaire et la croissance urbaine sont toutes des histoires d'eau. Nous ne pouvons ni renforcer les systèmes alimentaires, ni développer les capacités industrielles, ni bâtir des villes résilientes sans infrastructures hydriques essentielles. » S.E. Abdulla Balalaa

« Les solutions existent. Ce qui manque, c'est la préparation, la répartition du risque et le capital patient qui transforment une bonne idée en projet finançable. C'est là que les entreprises, les investisseurs et la philanthropie stratégique peuvent chacun faire ce que les gouvernements ne peuvent pas faire seuls, et c'est pourquoi les Émirats arabes unis les réunissent dans une même salle. » S.E. Badr Jafar

Le secteur mondial de l'eau fait face à un déficit de financement considérable : les investissements dans les infrastructures et les solutions restent très en deçà de ce qu'exigent la demande croissante et le renforcement de la sécurité de l'eau.

Lors de la table ronde du secteur privé, les acteurs émiriens ont aussi mis en avant un engagement récent de First Abu Dhabi Bank (FAB) : la banque s'est fixé un objectif de finance bleue de 100 milliards d'AED (27,2 milliards de dollars) et est devenue la première banque de la région MENA à signer les Principes de financement d'une économie bleue durable des Nations Unies.

L'annonce de FAB illustre avec force la façon dont la finance peut faire passer l'eau du statut de défi mondial à celui de priorité d'investissement.